La Hollande à vélo

du 03 au 10 juillet 2026 : 

Tour de l’Ijssel

Du 3 au 10 juillet 2026, nous avons pris la direction des Pays-Bas pour un séjour itinérant organisé par la FFVélo, Fédération française de cyclotourisme. Au départ d’Amsterdam, ce voyage proposait une belle combinaison entre vélo et bateau, idéale pour découvrir autrement le pays, au rythme des pistes cyclables, des canaux et des étapes flottantes.

L’esprit de ce périple : prendre le temps de traverser des paysages variés, de longer les digues, de s’arrêter dans des villages de caractère et de plonger dans l’histoire d’un territoire façonné par l’eau. Entre patrimoine, nature, traditions locales et rencontres, chaque journée promettait son lot de découvertes.

Nous étions accompagnés par Joseph Poirier et Bruno Confais, moniteurs de tourisme international, ainsi que par Saskia, guide locale francophone à vélo, dont le regard d’initiée nous a permis de mieux comprendre les coutumes, les usages et les richesses culturelles de la Hollande. Pendant huit jours et sept nuits, de vendredi à vendredi, nous avons parcouru entre 50 et 80 kilomètres par jour, avec Amsterdam comme point de départ et d’arrivée.

Vendredi 03 juillet à Amsterdam 

Arrivés à Amsterdam en milieu d’après-midi avec nos amis du CCO Bertrand et Brigitte, nous retrouvons la péniche Angeline, amarrée à l’Oosterdok, face au spectaculaire musée NEMO. L’équipage et les animateurs nous accueillent, les participants arrivent peu à peu, puis le briefing de 18 heures lance officiellement le séjour. Après une courte balade dans les vieux quartiers, nous partageons le premier dîner à bord avant de passer notre première nuit sur la péniche. 

Samedi 04 juillet — Amsterdam → Hoorn

Le matin, Amsterdam s’éveille dans une lumière douce, et nous nous glissons dans le flot des cyclistes qui filent vers les ferries. Le cliquetis des chaînes, les silhouettes pressées, les ponts qui s’ouvrent sur l’eau : tout semble nous dire que la route commence ici, dans ce ballet urbain où le vélo est roi.

Quelques minutes plus tard, la ville s’efface. Le vent du large nous cueille, et les digues anciennes apparaissent, ces lignes de terre qui ont protégé le pays des assauts de la mer pendant des siècles. Nous entrons dans le Waterland, ce « pays de l’eau » où chaque village raconte une histoire différente.

  • Marken, Monnickendam, Edam : trois ambiances, trois respirations


À Marken, l’ancienne île, les maisons semblent posées sur des buttes pour défier les marées. Nous y faisons une pause-café, face aux façades de bois vert et aux ruelles serrées qui sentent encore la vie maritime.

La route se poursuit vers Monnickendam, où la fête bat son plein : chorales, musique, courses de vélos, trottinettes et draisiennes pour les enfants. Une parenthèse joyeuse, inattendue, qui donne à cette première journée un parfum de kermesse.

Puis vient Edam, petite merveille aux canaux paisibles. Certains repartent avec le fameux fromage dans les sacoches, comme un trophée gourmand qui accompagnera les kilomètres à venir.

Hoorn : une arrivée pleine d’histoire

Nous atteignons Hoorn en fin de journée. Ancien port du XVIᵉ siècle, façades élégantes, pavés, bateaux, atmosphère maritime : tout ici raconte la prospérité d’autrefois, quand la ville commerçait avec les Indes. Une étape parfaite pour clore ce premier jour, entre eau, vent et histoire.

✨ Une première journée lumineuse, douce, pleine de vie.

Le voyage commence, et déjà la Hollande nous offre ce qu’elle a de plus précieux : l’équilibre fragile entre terre et eau, la beauté simple des villages, et cette sensation de liberté qui naît dès que l’on enfourche un vélo.


Dimanche 05 juillet : Hoorn → Enkhuizen

Entre digues médiévales, villages de carte postale et souffle du large

La deuxième journée de notre périple hollandais commence sous un ciel clair, avec cette lumière douce qui glisse sur les polders. 

Nous quittons Hoorn pour entrer dans la Frise Occidentale, une région étonnante, autrefois presque une île, protégée par une digue du XIIIᵉ siècle. Ici, tout semble façonné par l’eau : les canaux, les terres gagnées sur la mer, les digues sinueuses où serpente la fameuse Elfstedentocht, randonnée cycliste de 126 km qui suit la courbe de cette frontière historique.

Les paysages défilent : moutons paisibles, prairies ouvertes, fermes aux toits pyramidaux « stolp », typiques de la Hollande-Septentrionale. On avance dans une sorte de tableau vivant, où chaque virage raconte une histoire de terre, de vent et de patience humaine.

🌾 Twisk, le village qui arrête le temps

Puis apparaît Twisk, comme une révélation. Un village protégé, préservé, presque irréel tant il semble sorti d’une carte postale. Maisons à toit de chaumes, fermes traditionnelles, églises élégantes, ruelles bordées de bâtiments anciens… Cinquante édifices classés, rien que ça.

On se promène dans un décor où chaque façade raconte un morceau de vie rurale. Et comme pour parfaire le charme, le train à vapeur Hoorn–Medemblik traverse encore ce paysage, s’arrêtant à la petite gare historique de Twisk. Un clin d’œil au passé, un souffle de nostalgie.

⚓ Medemblik, la perle maritime

La route nous mène ensuite à Medemblik, ville tournée vers la mer, vibrante de vie portuaire. Ici, ce ne sont pas un, mais quatre ports qui animent les quais. Voiliers majestueux, yachts élégants, bateaux de pêche… un ballet maritime qui donne envie de s’attarder.

Le moulin à vent, le château Radboud, les maisons serrées autour des bassins : Medemblik a ce charme simple et authentique des villes qui vivent avec l’eau depuis toujours.
La soirée se termine à bord, dans la lumière déclinante. Demain, nous mettrons le cap sur Ens, point de départ de notre prochaine aventure cycliste.


Lundi 06 juillet : Ens → Giethoorn

Entre terre gagnée sur la mer, forêts secrètes et canaux enchantés

Il y a des journées qui semblent cousues de surprises, de récits anciens et de paysages qui glissent comme des aquarelles. Ce troisième jour en Hollande en fait partie. Au départ d’Ens, le vent est doux, la lumière encore fraîche, et Saskia — notre guide au sourire franc — nous promet une immersion dans un lieu « pas comme les autres ». Elle ne mentait pas.

🌍 Schokland : une île qui n’en est plus une

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, Schokland est une terre gagnée sur la mer, un fragment d’histoire posé au milieu des polders. Saskia nous raconte les combats contre l’eau, les villages disparus, les reconstructions, les légendes. Et puis vient le moment inattendu : la danse schokker.

Sur une planche étroite, autrefois posée entre deux terps, les habitants devaient se saisir par la taille pour se croiser… en tournoyant. Saskia fait une démonstration. Une pirouette, un rire, un léger vertige, et c’est la chute, heureusement sans gravité, quelques éraflures sur le genou. 

🚲 Un bac à vélo, une forêt, et le plaisir de la surprise

Pour atteindre notre pause-café, nous arrivons devant un petit canal. Surprise : un bac à vélo à actionner soi-même. On tourne la manivelle, le bac se met en mouvement, et les rires fusent. Par groupes de six à huit cyclistes, nous traversons lentement, savourant cette parenthèse ludique au cœur du parcours.

De l’autre côté, la piste s’enfonce dans la forêt. Les arbres filtrent la lumière, les oiseaux ponctuent le silence, et le chemin serpente avec une douceur presque chorégraphique.

🌾 Weerribben‑Wieden : royaume des roseaux et des eaux calmes

Le parc national Weerribben‑Wieden est un monde à part : roseaux à perte de vue, canaux étroits, reflets immobiles. On roule dans un paysage qui semble respirer lentement, comme si tout ici vivait au rythme de l’eau.

Pique‑nique à Blokzijl, petite ville charmante où les maisons se serrent autour du port. Un moment simple, chaleureux, avec ce plaisir particulier de manger dehors, le vélo posé à quelques mètres, prêt pour la suite.

🛶 Kalenberg : un village posé sur l’eau

L’après‑midi nous mène à Kalenberg, un village où les maisons se rejoignent par les canaux ou par une piste cyclable jalonnée de petits ponts. Ici, tout semble flotter : les jardins, les barques, les silhouettes qui passent. Un décor paisible, presque irréel.

🌿 Giethoorn : la Venise du Nord

Après des prairies bordées de roseaux, apparaît Giethoorn, la fameuse Venise du Nord. Un village entièrement tissé de canaux, de ponts de bois, de chaumières fleuries. Certaines maisons ne sont accessibles que par bateau : un monde où l’eau est la rue, la place, le chemin.

Nous rejoignons l’Angeline pour le dîner, puis repartons pour une balade en bateau. Le soir tombe, les ponts se reflètent dans l’eau noire. Une parenthèse enchantée, comme si le village nous murmurait une histoire.

✨ Une journée cousue de douceur et de découvertes

Des pirouettes sur une planche, un bac à vélo, des roseaux, des canaux, des villages suspendus… La Hollande nous a offert aujourd’hui un voyage dans le temps, dans la nature, dans la poésie du quotidien.


Mardi 07 juillet : Giethoorn → Kampen

Une journée au fil de l’eau

Le réveil a eu un goût étrange ce matin. À peine les yeux ouverts, les vertiges et les nausées ont imposé leur loi. Pas de vélo aujourd’hui : mon corps réclame une pause, et je l’écoute. Pendant que le groupe enfourche ses montures, je reste à bord de la péniche, prête à vivre une autre forme de voyage — plus lente, plus intérieure, plus contemplative.

Sur le pont, l’air frais me caresse le visage. La péniche avance doucement, presque silencieuse, dans les canaux qui serpentent entre les paysages hollandais. Devant moi, un décor de carte postale défile :

  • des maisons sur pilotis, posées comme des nids au-dessus de l’eau,
  • des hortensias aux couleurs éclatantes,
  • des pelouses impeccables où rien ne dépasse,
  • de petits ports où sommeillent voiliers et bateaux de plaisance,
  • des prairies d’un vert tendre où paissent vaches noires et blanches, moutons tranquilles, et toute une faune d’oiseaux qui s’affaire dans les roseaux.

La matinée s’écoule au rythme du bateau : un passage
d’écluse
, des péniches qui se croisent, des salutations échangées entre navigateurs. Une chorégraphie tranquille, presque hypnotique. Je me laisse porter, sans rien attendre, juste là, présente au paysage et à ce temps suspendu.

En début d’après‑midi, nous accostons à Kampen. Je regagne ma cabine pour une sieste réparatrice, puis je m’accorde un épisode de ma série Netflix — petit luxe de jour off, enveloppé dans le calme du bateau. Le groupe des cyclistes revient déjà, ravi. Sur le groupe WhatsApp, une vidéo montre le passage d’un canal à bord d’un autre bac à chaîne, cette fois conduit par un passeur, ajoutant une note de charme à l’étape.

Les vertiges s’atténuent. Je me sens assez bien pour une promenade en ville avec Philippe. Nous flânons dans les rues pavées, admirons les façades anciennes, respirons l’atmosphère douce de Kampen, cette ville qui semble posée entre eau et histoire.

Le soir, après le briefing, Saskia présente l’étape du lendemain. Puis vient un moment joyeux : la distribution des maillots FFVÉLO, aux couleurs de la Hollande, décorés de moulins, sabots et fromage. Une touche fun, un clin d’œil à notre aventure, et déjà l’excitation de la suite se fait sentir..

Jour off, oui. Mais jour riche, jour doux, jour différent. Un jour au fil de l’eau, qui rappelle que le voyage n’est pas seulement dans les kilomètres parcourus, mais aussi dans ces parenthèses où l’on se laisse simplement traverser par le paysage 


Mercredi 08 juillet : Dronten → Spakenburg

 Un matin doux, une péniche qui glisse sur l’eau, et déjà l’impression que la journée s’ouvre comme un long ruban bleu. Pour éviter une étape trop longue, nous commençons par un petit trajet en bateau, le temps de laisser les jambes se réveiller et les paysages se déplier .


Elburg, la cité médiévale aux pavés qui racontent des histoires

La première apparition du jour est un bijou : Elburg, ville fortifiée du XIVᵉ siècle, parfaitement rectangulaire, comme dessinée au compas. Pause obligatoire pour flâner, respirer, photographier.

Particularité charmante : les trottoirs pavés de petits galets blancs et noirs, formant des motifs évoquant les métiers de la maison. Une dentelle minérale sous nos pieds, unique et inattendue.

Entre Zuiderzee et Veluwe : une autre Hollande

Nous reprenons la route à vélo, traversant une campagne qui, autrefois, s’étendait jusqu’à la Zuiderzee, cette mer intérieure aujourd’hui disparue. Région autrefois menacée par les inondations, désormais apaisée, protégée, maîtrisée.
Plus loin, le décor change : les sols deviennent sablonneux, plus hauts, plus secs. Nous entrons dans la Veluwe, vaste réserve naturelle où s’étendent des champs dorés, des forêts silencieuses, des pistes cyclables serpentant entre les bruyères. Une ambiance totalement différente des jours précédents, presque sauvage, presque immobile.

Anecdote de route : pavés, foin et chevaux libres

À la sortie de la forêt, une belle piste cyclable pavée… soudain barrée par une machine de chantier, un engin de pose de pavés automatique, posé là comme un animal mécanique endormi. Demi-tour. Nous bifurquons par un sentier à travers bois, puis dans des prairies fraîchement fauchées qui embaument le foin chaud.

Plus loin, scène inattendue : des troupeaux de chevaux galopant le long de la route, suivant les cyclistes avant de grimper sur la digue. Une vision de liberté pure, presque cinématographique.

Spakenburg, village de pêcheurs et mémoire vivante

Pour rejoindre Spakenburg, nous longeons l’eau, roulant sur des digues et des petites routes tranquilles. Le centre est modeste, mais l’âme du village est immense.

Dans le port-musée, les vieux voiliers en bois – les botters – racontent la vie rude des pêcheurs du lac Eemmeer. Il en reste une trentaine aujourd’hui, contre deux cents autrefois. Mais ici, la tradition est encore bien vivante : costumes, maisons de pêcheurs, ancien chantier naval… tout respire l’authenticité.

Et puis, le plaisir simple : un poissonnier qui propose un hareng cru fondant, dégusté sur le port avant de regagner la péniche. Un délice, un rite, un moment suspendu.

✨ Une journée contrastée, riche, lumineuse

Entre ville médiévale, nature préservée, anecdotes de route et traditions maritimes, ce cinquième jour nous a offert une Hollande multiple, surprenante, profondément attachante 

Jeudi 09 juillet : Huizen → Amsterdam

 Dernière journée d’itinérance. Derniers tours de roues avant de retrouver Amsterdam. Derniers instants suspendus entre lac, forêt, villages fortifiés et canaux.

La péniche nous dépose à Huizen, encore enveloppée de la douceur du matin. Photo de groupe, tous alignés dans nos maillots flamboyants aux couleurs de La Hollande à vélo. On sourit, on se chambre, on ajuste les casques. Puis on enfourche les vélos, prêts pour cette dernière échappée.

Le sentier forestier s’ouvre devant nous comme une invitation. Nous entrons dans le Gooi, région vallonnée née de l’ère glaciaire : une moraine terminale, une colline sculptée par les anciens glaciers. Longtemps terre pauvre de bergers et de moutons, elle est aujourd’hui l’un des endroits les plus prisés pour vivre aux portes d’Amsterdam. Le contraste est saisissant : élégantes villas, fermes au toit de chaume, chemins ombragés… un décor de carte postale.

Naarden : la forteresse étoilée

Nous arrivons à Naarden, merveille géométrique, l’une des villes fortifiées en étoile les mieux conservées d’Europe. Ses doubles remparts, ses douves parfaites, ses lignes symétriques… tout respire l’histoire et la précision militaire. On s’y promène comme dans un livre ouvert.

Muiden : le Muiderslot, gardien de la Vecht

La route nous mène ensuite vers Muiden. Au détour de la piste cyclable, le château de Muiderslot apparaît au loin, posé dans le paysage comme une silhouette de conte. Ses tours massives et ses murailles sombres se détachent sur le ciel, tandis qu’il veille depuis le XIIIᵉ siècle sur l’embouchure de la rivière Vecht. Le groupe s’arrête un instant : les vélos se rangent sur le côté, les appareils photo sortent, et chacun tente de saisir cette vision médiévale avant de reprendre la route.

Cap sur Amsterdam : la dernière ligne droite

La fin du parcours est facile, presque trop. Le groupe roule vite, comme si l’on voulait prolonger l’aventure tout en sachant qu’elle touche à sa fin. Aux abords d’Amsterdam, le décor change peu à peu : de nouveaux quartiers surgissent, avec leurs maisons modernes posées sur pilotis, audacieuses mais fidèles à l’esprit hollandais. Façades graphiques, volumes inattendus, lignes contemporaines et reflets sur l’eau composent un paysage urbain inventif, entre tradition et modernité. Un pont cyclable ultra‑moderne nous entraîne dans cette dernière transition, puis les silhouettes de la ville grandissent… Et soudain, presque sans nous en rendre compte, nous voilà de retour à l’Oosterdok. La péniche-hôtel nous attend, fidèle, immobile, comme un point final.

Amsterdam, libre et lumineuse

Après le déjeuner et un changement de tenue, chacun part librement explorer Amsterdam. Nous commençons la visite en montant sur le toit du musée NEMO, situé à deux pas de la péniche, pour profiter d’une vue panoramique exceptionnelle sur la ville. Les canaux s’animent de bateaux-mouches chargés de touristes et de barques fleuries où s’entassent les visiteurs, les façades penchées se reflètent dans l’eau, les vélos envahissent les rues, les terrasses bruissent de conversations. Nous traversons également la place du Dam, dominée par l’imposante façade du Palais royal, au cœur de l’agitation amstellodamoise. Entre parfums de gaufres, effluves de cannabis et détour par le célèbre quartier rouge, avec ses vitrines, sexe shop  et musées, la ville se révèle dans toute son intensité. Amsterdam ne se raconte pas vraiment : elle se vit.

Dernière soirée : champagne et gratitude

Sur la péniche, l’ambiance est douce et festive. Champagne, toasts, éclats de rire. On remercie l’équipage, les animateurs Joseph et Bruno, et notre guide hollandaise Saskia, si attentive, si lumineuse. On savoure ce dernier soir, cette dernière parenthèse flottante.

Demain, retour dans l’Aube. Retour vers la canicule. Retour à la vie quotidienne… mais avec la Hollande dans les jambes et dans le cœur.

✨Au fil de l’eau, du vent et des souvenirs

Au final, ce séjour restera une très belle expérience de voyage itinérant. Pour moi, un peu plus de 300 kilomètres parcourus à vélo — avec une journée off, tandis que les autres ajoutaient encore une soixantaine de kilomètres au compteur. La météo aura été typiquement hollandaise : des températures douces, beaucoup de vent, parfois de tous les côtés, un peu de pluie aussi, mais rien qui n’ait vraiment gâché le plaisir. Nous repartons avec de belles découvertes, le souvenir d’une organisation soignée par la FFVélo, une ambiance de groupe formidable, des animateurs et une guide au top, un équipage aux petits soins et le confort chaleureux de la péniche. Une aventure douce, vivante et dépaysante, à la fois dans les jambes, dans les yeux et dans le cœur