Echappée à vélo du 13 au 27 juin 2025 : Velodyssée, Vélo Francette, Velidéale, Velocéan
Du 13 au 27 juin, nous avons entrepris une aventure à vélo en empruntant les véloroutes et itinéraires cyclables de la Velodyssée, la Vélo Francette, la Velidéale et la Velocéan. Chaque coup de pédale nous rapprochait un peu plus de la découverte de trésors cachés et de rencontres inoubliables. Ce carnet de voyage est le récit de notre périple, une ode à la liberté et à la beauté de la nature.
13 juin : À vélo entre terre et mer, au cœur du Pays de Retz
Nous sommes arrivés la veille au soir et avons été accueillis par nos amis du Cyclo Club Othéen, Daniel et Odette, dans leur maison à Pornic. Le lendemain, nous avons entrepris une balade à vélo de 57 kilomètres au départ de Pornic avec nos hôtes. Le trajet nous a permis de profiter des vues magnifiques de l'océan d'un bleu profond et des bocages verdoyants et apaisants.
Le parcours s’ouvre sur des paysages contrastés : alternance de routes bordées de chênes, de marais salants étincelants et de petits villages blottis autour de leur église. Entre deux coups de pédale, on sent les effluves marines mêlées aux parfums doux des genêts. Les kilomètres défilent, rythmés par le va-et-vient des oiseaux côtiers et le chant discret des roues sur le gravier.
Des pêcheries perchées sur leurs pilotis, des criques discrètes près de Préfailles, des pins, des mégalithes et des hameaux pleins de charme jalonnent notre parcours sur les chemins de la Vélocéan.
Surpris par un orage, nous avons trouvé refuge dans une église… Un moment inattendu mais chaleureux, avant que le soleil ne fasse son retour pour sécher nos vêtements trempés et raviver les couleurs du paysage.
Et parce qu’une vraie balade mérite son grain de sel, j’ai fait une petite chute sur un virage en pente raide mal négocié : plus de peur que de mal, juste une écorchure au genou en souvenir !
Des instants simples, précieux, et déjà l’envie de repartir !
14 juin : 1er jour de notre randonnée itinérante à vélo :
68 km de Pornic à La Barre de Monts - Fromentine
Daniel et Odette nous accompagnent à vélo jusqu’au Port du Collet
Ambiance paisible et conviviale dans la Baie de Bourgneuf. A l'approche de Moutiers-en-Retz, une multitude de plages séparées par des épis de bois. Arrêt photo pour la Lanterne des Morts. Peu à peu c'est une mer de pêcheries qui rythme le paysage !
Nos chemins se séparent à une intersection située à 2 km de Bourgneuf-en-Retz. Tandis que nos amis retournent à Pornic, nous poursuivons notre itinéraire sur la Vélocéan en direction de la Vendée. Ici nous sommes au pays de l’huître, en témoignent les nombreux petits ports ostréicoles et les claires qui servent à l’affinage de l’huître creuse. Après Boin, la piste mène au Port-du-Bec à l’Epoids, appelé " Port Chinois" : ses embarcadères et ses pontons aux poteaux en bois rappellent un paysage asiatique !
En empruntant des chemins et petites routes serpentant à travers les polders, nous atteignons le Gois, chaussée submersible de 4,2 km reliant l'île de Noirmoutier à Beauvoir-sur-Mer. Ce trait d’union fragile entre l'île et le continent n'est accessible qu'à marée basse.
Avec la marée montante, nous avons opté pour un itinéraire alternatif à travers le marais afin de rejoindre La Barre de Monts par des voies à faible circulation et en traversant les marais de Beauvoir-sur-Mer et de Saint-Urbain. Par la suite, nous avons continué sur de petites routes peu fréquentées jusqu’à La Barre de Monts, accompagnés en fond sonore par les cris des mouettes rieuses et d'autres oiseaux des marais. Nous avons marqué une pause photographique à l'Observatoire du Daviaud, écomusée du marais breton vendéen, avant d'arriver au village maritime de La Barre de Monts - Fromentine, qui marque la fin de cette première étape.
15 juin : Jour 2 : 83 km Barre de Monts - Fromentine -> Les Sables d'Olonne
La lumière dorée du matin baignait la côte vendéenne alors que nous reprenions la route depuis Barre de Monts, direction Les Sables d’Olonne. Le vent léger s’engouffrait dans les pins de la forêt domaniale des Pays de Monts, nous offrant une douce symphonie de feuillages agités alors que nous roulions sur les sentiers cyclables. Chaque coup de pédale nous rapprochait des dunes et de l’immense plage de Saint-Jean-de-Monts, où l’océan s’étirait à perte de vue, scintillant sous le soleil éclatant.
Avant d’atteindre les rivages, une halte au Pey de la Blet s’imposait. Cet escalier dans le ciel nous invita à grimper au-dessus de la canopée, jusqu’à sa plateforme panoramique. De là-haut, le spectacle était grandiose : la forêt s’étendait en une mer de verdure, l’océan se fondait dans l’horizon et les marais révélaient leurs entrelacs secrets. Un instant suspendu où la beauté du paysage nous fit oublier l’effort de l’ascension.
Puis vint le passage par la corniche vendéenne, entre Sainte-Hilaire-de-Riez et Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Les falaises déchiquetées s’élevaient fièrement face aux vagues, sculptées par le temps et la mer. Les criques dissimulées et le panorama ouvert sur l’Atlantique ajoutaient à la magie du parcours, comme une invitation à s’arrêter, respirer et savourer l’instant.
Après Saint-Gilles-Croix-de-Vie, la route changea de rythme. La véloroute, s’éloignant peu à peu du littoral, serpentait entre la forêt d’Olonne et les anciens marais salants. Le paysage se modifiait, passant de l’immensité marine aux chemins bordés de végétation, alternant entre pistes bitumées et sentiers de sable stabilisé. L’étape devint plus sportive dans les dunes, mais chaque effort était récompensé par la beauté brute et sauvage des lieux.
Enfin, au terme de cette aventure, Les Sables d’Olonne apparurent, baignées de lumière et bercées par le bruit des vagues. Une arrivée triomphante après une journée ponctuée de merveilles naturelles et d’instants précieux. Une aventure qui, plus qu’un simple trajet, ressemblait à une véritable immersion dans les paysages vendéens, entre terre, mer et ciel.
16 juin : - Jour 3 : 69 km des Sables-d'Olonne à L'Aiguillon-sur-Mer
Une étape splendide le long du littoral, où la mer, les plages et les criques rocheuses dessinent un décor de carte postale. Adossée à une magnifique forêt de pins, la première partie du parcours jusqu'à La Tranche-sur-Mer offre un itinéraire enchanteur.
Entre les Sables-d'Olonne et Bourgenay (Talmont-Saint-Hilaire), la route de la corniche dévoile des panoramas spectaculaires, notamment à la pointe et à la baie de Cayola, situées à quelques centaines de mètres du célèbre Puits d'Enfer. Après cette baie, l'itinéraire s'enfonce dans les terres, offrant une nouvelle palette de paysages où alternent marais, prairies et forêts de pins. Le parfum du foin fraîchement coupé se mêle aux senteurs résineuses, créant une atmosphère apaisante et immersive.
Pique-nique sous un pin, à Saint-Vincent derrière Jard, avec une vue imprenable sur l'océan, à deux pas de la demeure où vécut Clemenceau.
De La Tranche-sur-Mer à L’Aiguillon, la piste serpente à travers les paysages vendéens, alternant dunes, plages et marais. Les petites montées et descentes donnent l'impression de glisser sur des montagnes russes, ajoutant une touche ludique à l'itinéraire.
Avant d'atteindre Aiguillon, un détour par la presqu'île de La Faute-sur-Mer permet de suivre le sentier cyclable jusqu'à la Rade d'Amour, aux portes de la Pointe d'Arçay.
Cette étape est une véritable expérience sensorielle, imprégnée des parfums enivrants des aiguilles de pin chauffées par un soleil radieux tout au long de la journée.
Une aventure cycliste qui enchante les yeux autant que l'esprit.
17 juin :– Jour 4 : De l'Aiguillon-sur-Mer à La Rochelle, une traversée entre terre et eau
Cette quatrième étape de 67 km nous mène de l'Aiguillon-sur-Mer à Marans, à travers des paysages façonnés par l'ancienne présence de l'océan. Le parcours débute à la pointe de l'Aiguillon, avant de s'enfoncer dans le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, offrant une plongée au cœur d’un territoire où la nature et l’agriculture cohabitent harmonieusement. En montant La Dive, une île de terre encerclée par un océan de céréales, on découvre un véritable balcon sur le marais, suivi par Saint-Michel-en-l'Herm et le Pont-de-Braut.
L’itinéraire, résolument plat, alterne entre petites routes bitumées, chemins blancs et sentiers le long des digues, parfois en travaux. Une déviation chaotique met à rude épreuve cyclistes et montures, tandis que champs de céréales blondes, maïs et tournesols en croissance s'étendent sous un soleil de plomb, apportant une certaine monotonie au paysage.
À partir de Marans, l'eau devient l'élément central du trajet. En suivant le canal de Marans à La Rochelle, la route se partage entre chemins longeant les canaux et voies vertes jusqu'à Dompierre-sur-Mer, avant d’intégrer le réseau de pistes cyclables de La Rochelle, aménagé en site propre.
Une étape aux contrastes marqués, entre terres agricoles et canaux paisibles, où chaque kilomètre dévoile un peu plus l’empreinte de l’eau sur le paysage.
18 juin : Jour 5 – De La Rochelle à Coulon, via Marans (77 km)
Étape radieuse sous un soleil généreux. Malgré la chaleur, la proximité des rivières et une légère brise de face rendent le pédalage doux et plaisant. Nous quittons La Rochelle en retrouvant le chemin à rebours jusqu’à Marans, pour une dernière étreinte avec le canal sur la Vélodyssée.
À Marans, halte bienvenue dans cette charmante cité portuaire dominée par un clocher insolite en acier et verre. Nous bifurquons ensuite vers la Vélo Francette : joyau de cyclo-tourisme qui relie Niort à l’océan à travers le Marais poitevin. Un véritable labyrinthe de boucles vertes et bleues, plates et ombragées, offrant un périple enchanteur entre terre et mer.
La Sèvre Niortaise, tantôt sauvage, tantôt apprivoisée, nous guide fidèlement tout au long de cette traversée. Nous la longeons au gré des chemins de halage et de routes partagées, jusqu’à Coulon. À l’arrivée, la “capitale” de la Venise Verte nous accueille avec ses embarcadères paisibles, où les barques attendent de faire découvrir aux visiteurs les secrets du marais.
19 juin : Jour 6 – Sous le règne implacable du soleil
Petite étape de 19 km entre Coulon et Niort, mais l’une des plus étouffantes depuis le départ. Avant d’affronter la fournaise, une bulle de fraîcheur : balade en barque dans le marais Poitevin, guidés par un batelier à l’ombre dense des peupliers et frênes. Une heure trente de glissement paisible sur l’eau, où le silence n’était troublé que par le clapotis de la rame et le chant discret des oiseaux.
Retour au village pour un dernier tour à vélo, puis pause pique-nique suivie d’une sieste salvatrice à l’ombre, fuyant la lumière blanche et brûlante du midi. À 16 h, malgré la lourdeur de l’air et le goudron presque mou sous les pneus, il faut repartir. La Vélo Francette serpente entre ombrages bienvenus et chemins sablonneux où la chaleur irradie du sol comme d’un four à ciel ouvert.
Arrivée spectaculaire à Niort par le Port Boinot, visage rougi, vêtements trempés de sueur. La douche à l’hôtel devient un véritable soulagement, presque un luxe. Puis, le soir venu, on savoure un dîner bien mérité sur la place de la Brèche, à peine rafraîchie par un souffle d’air tiède. Et pour finir, une photo du mythique dragon en bronze, figé dans la chaleur comme nous quelques heures plus tôt
20 juin : Jour 7 : De Niort à Parthenay — 60 km (64 km avec les détours)
Toujours sur la Vélidéale qui poursuit sa route aux côtés de La Vélo Francette, cette étape nous a menés à travers un paysage vallonné où les descentes grisantes alternaient avec des montées corsées, faisant chauffer les mollets de Philippe et ronronner les moteurs de mon VAE.
Départ matinal de Niort pour profiter d’un semblant de fraîcheur, bien vite estompée par une chaleur écrasante qui ne nous a pas quittés de la journée. La coulée verte ombragée le long de la Sèvre Niortaise a offert un moment de douceur avant les routes partagées et chemins agricoles bordés de champs de blé et de tournesols éclatants. Arrêt photo incontournable face au donjon impressionnant de Coudray-Salbart.
Tout au long de l’itinéraire, de somptueuses demeures, églises et abbatiales ont jalonné notre parcours, témoins du riche patrimoine bâti de la région. En approchant du Pays de Gâtine, le relief s’est fait plus marqué, révélant à chaque tournant des vues magnifiques sur un bocage préservé
À Soutier, arrêt bien mérité de deux heures sur l’aire vélo aménagée de la Vélo Francette : pique-nique à l’ombre suivi d’une sieste réparatrice. Il faisait toujours aussi chaud, et chaque coin de fraîcheur était un trésor.
Les derniers kilomètres le long du Thouet furent particulièrement agréables, une douce transition au fil de l’eau avant l’ultime défi : grimper jusqu’à la vieille ville perchée de Parthenay. À la clef, une arrivée pittoresque dans notre chambre d’hôte nichée dans une maison du XVe siècle, ancien relais de poste, au cœur du quartier médiéval.
21 juin : Jour 8 – De Parthenay à Mauléon via Bressuire, sur la Vélidéale
Départ matinal de Parthenay et ses belles maisons à colombages. On suit la voie verte, agréable et ombragée, qui semble épouser le tracé d’une ancienne voie ferrée. Petites gares et maisons de garde-barrières réhabilitées en résidences ponctuent le parcours jusqu’à Bressuire, où nous faisons une pause pique-nique dans le parc du château, à l’ombre des grands arbres.
La suite nous mène toujours sur la voie verte jusqu’à Nueil-Les-Aubiers, avant d’emprunter des chemins bocagers plus accidentés. Revêtement irrégulier, ornières, et un fléchage récemment modifié nous font faire un détour par un sentier étroit, peu adapté aux randonneurs chargés. Un passage compliqué, surtout quand on n’est pas une adepte du VTT…
Ajoutons à cela une chaleur accablante : ce fut sans doute la journée la plus éprouvante du voyage. L’arrivée à l’hôtel, 4 km avant Mauléon, se fait sur les rotules. Trop fatigués pour profiter de la fête de la musique ou chercher un restaurant, nous acceptons les assiettes froides gentiment proposées par l’hôtelier – un vrai soulagement. Philippe est allé néanmoins faire un petit tour à sur la fête de la musique à Mauléon .
Ce soir : pause bien méritée et soirée calme devant la télé. Demain est un autre jour.
22 juin : Jour 9 – De Mauléon à Tiffauges, entre efforts et émerveillements sur la Vélidéale
Après une nuit réparatrice, nous avons pris la route vers la Vendée, impatients de découvrir les trésors qui jalonneraient notre itinéraire. Les premiers kilomètres se sont déroulés au cœur du Bocage vendéen, un paysage pittoresque où de charmantes Petites Cités de Caractère ponctuent le chemin, tandis que la Sèvre Nantaise serpente paisiblement à nos côtés.
À Mauléon, nous avons marqué un arrêt inoubliable au belvédère du château : la vue y était tout simplement époustouflante. La Vélidéale nous a ensuite entraînés dans la vallée de Poupet, sur des chemins ombragés et des routes de campagne tranquilles, alternant d’une rive à l’autre dans une douce musique de paysages.
En approchant de Mortagne-sur-Sèvre, la rivière dévoilait de superbes panoramas. Nous avons été subjugués par le viaduc de Barbin, monumental, qui s’élève au-dessus de la vallée comme un décor de film. C’était le lieu parfait pour une pause pique-nique : assis au bord de l’eau, entourés de moulins anciens, nous profitions du calme du vallon.
La suite du parcours s’est révélée plus sportive : les descentes étaient parfois vertigineuses, les montées, abruptes, atteignant par endroits 15 %. Les sentiers, cabossés et accidentés, exigeaient de la vigilance à chaque instant. C’était épuisant, certes, mais le plaisir d’être totalement immergés dans la nature compensait largement l’effort.
Nous avons fait halte à Vendée Vitrail, où les maîtres verriers nous ont transmis, avec une passion communicative, les secrets de leur art. Puis, à Mortagne-sur-Sèvre, une balade dans les Jardins de la Cure nous a offert un moment de sérénité dans un véritable écrin de verdure, parfaitement entretenu.
L’arrivée à Tiffauges fut le point d’orgue de la journée. Face à nous, le château de Gilles de Rais se dressait fièrement au-dessus de la ville. Nous avons posé nos sacs au Manoir de Barbacane : la chambre, paisible, donnait sur les jardins et la piscine – une récompense bien méritée après tant d’efforts et de découvertes.
23 juin : jour 10 : De Tiffauges à Nantes
Nous quittons Tiffauges en matinée, après une nuit réparatrice. Le ciel est couvert, mais l’air reste doux. La route jusqu’à Cugand ne présente pas de difficulté majeure : on alterne entre petites routes tranquilles et chemins agricoles. Le relief est modéré, les jambes tournent sans trop protester.
La traversée de la Sèvre Nantaise par le pont de l’Arsenal marque notre arrivée à Clisson. Là, changement de décor : on se croirait presque en Toscane. Le château médiéval domine fièrement la ville, tandis que les allées ombragées de la Garenne Lemot invitent à la flânerie.
L’ambiance y est particulière : les festivaliers du Hellfest plient bagages, le festival s’est achevé la veille. Instant suspendu au pied du château pour un pique-nique sous ses hautes murailles.
Nous repartons en direction de Nantes. Le parcours suit les coteaux du vignoble de Muscadet, assez roulant, avec quelques passages plus raides. Les panoramas sont jolis mais la fatigue commence à se faire sentir. Quelques pauses s’imposent au fil des gués et des hameaux traversés.
À Vertou, nous passons sur le quai de la Chaussée des Moines. Trop fatigués pour nous attarder, nous prenons simplement une photo avant de repartir.
L’entrée dans Nantes se fait en suivant la ligne verte du Voyage à Nantes. Le contraste entre les derniers kilomètres paisibles et l’animation de la ville est saisissant. Nous atteignons enfin notre point d’arrivée. Le corps est fatigué, mais la satisfaction d’avoir mené cette itinérance jusqu’au bout domine.
24 juin : De Nantes à Pornic par le train
Avant de prendre le train pour retrouver Odette et Daniel à Pornic, nous avons visité le château des Ducs de Bretagne. Le musée nous a charmés par ses vastes espaces, la richesse de ses collections et une scénographie soignée.
L’embarquement des vélos dans le train s’est déroulé sans le moindre souci.
À l’arrivée, Daniel nous attendait à la gare pour nous guider à vélo jusqu’à leur maison. La journée s’est conclue par une soirée chaleureuse et pleine de convivialité.
25 juin : Noirmoutier, entre mer et lumière
Après une nuit reposante chez Daniel et Odette, nos amis nous invitent à découvrir les trésors de l’île de Noirmoutier. Nous traversons en voiture le mythique Passage du Gois à marée basse, observant de nombreux pêcheurs à pied récolter des coquillages. À l’arrivée sur l’île, nous enfourchons nos vélos, guidés par Daniel.
Petit tour du centre, arrêt photo devant le château, puis cap sur la digue, à travers les paysages changeants de marais salants et de réserve ornithologique. Le long du littoral, nous savourons la beauté sauvage de l’île. Pique-nique ombragé sous les pins face à l’océan : un vrai moment de douceur.
À l’Herbaudière, une terrasse du port nous accueille pour un rafraîchissement bien mérité. Un orage éclate soudainement : tonnerre puissant, éclairs spectaculaires, mais aussi une lumière féerique qui baigne le port une fois l’accalmie revenue.
Le retour vers la voiture se fait par le chemin le plus direct. Nous quittons l’île par le pont, les yeux pleins d’images.
Seule ombre à cette belle journée : la chute d’Odette sur un chemin pierreux avant le piquenique Blessée à la main et au coude, les genoux douloureux, elle n’en a pas moins pédalé avec courage jusqu’au bout.
Le soir, ambiance calme à la maison. Dîner savoureux : huîtres, crevettes, poisson et les fameuses pommes de terre de Noirmoutier, le tout sublimé par un verre de Cour-Cheverny. Une fin délicieuse pour une journée bien remplie.
26 juin : Guérande et les marais salants – Entre terres salées et embruns
Ce matin, Daniel nous emmène explorer les merveilles de Guérande. Odette, encore convalescente après sa chute, reste se reposer à la maison. Nous laissons la voiture à Le Pouliguen et empruntons la Velocéan, ancienne voie ferrée devenue sentier bucolique, qui serpente à travers champs et campagne.
À pied, nous découvrons la cité médiévale de Guérande, ceinte de remparts et pleine de charme. Puis, cap vers Piriac-sur-Mer : 15 kilomètres à travers un paysage changeant, entre blés dorés, prairies verdoyantes, fermes et hameaux. Trois blockhaus, vestiges du passé, surgissent au Clos Bertin, envahis par la végétation. À Coispéan et Méliniac, les maisons modernes côtoient de vieilles chaumières de pierre.
Enfin, la mer se dévoile à Piriac. Nous pique-niquons face au port, savourant ce moment suspendu. La route se poursuit vers La Turballe, longeant le littoral, avant de traverser les marais salants de Guérande. Ce paysage hypnotique, mosaïque de bassins aux teintes changeantes, nous accompagne jusqu’à Batz-sur-Mer. Nichée entre océan et marais, cette presqu’île de granit et de sel, riche de traditions bretonnes, dévoile son patrimoine avec fierté.
Retour à Le Pouliguen par la côte sauvage, les yeux encore pleins de lumière.
Le soir, dîner les pieds dans le sable à la terrasse des Totons Nageurs, en l’honneur des 79 ans d’Odette. Un moment simple et joyeux, parfait pour clore ces deux semaines de villégiature avant le retour à La Belle Fayte.
Alors que notre aventure à vélo touche à sa fin, nous nous remémorons chaque instant passé sur les routes de la Velodyssée, la Velo Francette, la Velidéale et la Velocéan. Au fil de ce périple, nous avons parcouru 680 km en itinérance, et plus de 800 km si l’on compte les balades partagées avec nos amis la veille du départ, ainsi que nos escapades sur l’île de Noirmoutier, à Guérande et au cœur des marais salants. Ces deux semaines ont été une véritable odyssée, marquée par des paysages à couper le souffle, des rencontres chaleureuses et des moments de pure liberté. Ce voyage restera gravé dans nos mémoires comme une célébration de la beauté de la nature et de la joie de l'exploration. Nous repartons avec des souvenirs impérissables et une envie renouvelée de découvrir encore plus de merveilles à vélo.